Bibliothèque de Daoulas

Accueil > Parole de lecteurs > A lire Le violoncelle poilu, nouvelles de guerre

A lire Le violoncelle poilu, nouvelles de guerre

mercredi 12 février 2014

Dans ce livre l’auteur donne successivement la parole à un violoncelle, un jeune garçon et à un fusil à baïonnette.

Le tragique destin d’un violoncelle, emporté au front malgré lui. L’instrument noble et délicat, nous raconte ce qu’il vit, la vie des soldats dans les tranchées, le froid, les poux, le bruit des obus,la solidarité, les lettres des soldats à leurs proches,la mort...Comme beaucoup de soldat le violoncelle va être blessé, il va être soigné et va pouvoir de nouveau apporté des moment de douceurs aux hommes.
La guerre est décrite telle que les soldats ont pu la vivre.

Un texte sur les liens qui unissent trois générations, le grand-père ancien poilu, le fils faussement indifférent, le petit-fils passionné.
Cette nouvelle est très émouvante, elle raconte la vie d’un jeune garçon né en 1915 de l’amour d’une française et d’un allemand pendant la guerre.
Un grand-père sur son lit de mort raconte à son petit-fils ce qu’il n’a jamais pu avoué à son fils.
Cette histoire est construite comme un pont qui relie le passé et le présent. Trois générations s’y retrouvent confrontées. Le petit-fils est le " passeur de mémoire ". Ce récit démontre que 14-18 peut être autre chose qu’une histoire de tranchées. Papy n’a pas vécu 14-18 mais toute sa vie il portera cette guerre en lui comme un fardeau. Avec une mère française et un père allemand, il aurait pu être l’enfant de la paix mais les mentalités de l’époque ne le permettaient pas et il sera l’enfant de la honte.

Les souvenirs d’un fusil à baïonnette désormais coincé dans un musée.
De nos jours, un fusil à baïonnette fait presque figure d’antiquité. Celui dont il est question ici se demande encore comment il a bien pu finir dans un musée. Lui, il ne s’est jamais pris pour une pièce de collection. Il se considère plutôt comme le rescapé d’un massacre et ce musée où il végète désormais, c’est un peu sa maison de retraite. Au passage des visiteurs, il s’étonne. Pourquoi lui caresse-t-on la crosse ? Pourquoi le renifle-t-on ? Pourquoi veut-on savoir combien d’hommes il a tué ? Sent-il la mort à ce point là ? Il arrive que la guerre fascine ceux qui ne l’ont pas vécue. Cette arme pacifiste se fait le porte parole des soldats qui étaient obligés de tuer leurs frères allemands.
Ce témoignage de fusil à baïonnette est teintée d’humour.

Les trois nouvelles sont écrites au présent, c’est le temps employé par les enfants dans le quotidien, il utilise du vocabulaire simple facilement compréhensible. Elles sont courtes. La guerre est décrite telle que les soldats la ressente avec des mots simples ainsi les jeunes lecteurs peuvent comprendre l’horreur vécue par ces hommes.Une écriture teintée d’humour pour décrire l’horreur de la guerre. Des moments très émouvants décrits du point de vue des objets. Ainsi cette description de guerre est rendue plus légère.

Fabienne